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Musique classique et opéra par Classissima

Vadim Repine

dimanche 28 août 2016


Le blog d'Olivier Bellamy

17 mars

Macha Méril, l’épouse-touflante

Le blog d C’est ainsi que l’a baptisée Michel Legrand qui sait autant jouer avec les mots qu’avec les notes. Mais Macha est avant tout, bien sûr, une artiste talentueuse, une créatrice authentique, une femme diablement intelligente, fine et drôle. Princesse rouge plus que bas-bleu, femme de lettres fascinée par la poésie des chiffres, dame de coeur qui sait aussi envoyer des piques, vous régaler d’une salade de trèfles ou vous laisser sur le carreau. Libre avant tout. Voici son programme : - Bach, “Jésus que ma Joie demeure”, par Dinu Lipatti - Stravinski, L’Oiseau de Feu, ”La Danse de l’oiseau” - Franck, Sonate pour violon et piano, 2ème mvt, Vadim Repin (violon) et Nikolai Lugansky (piano) Les petites madeleines : - Franck Churchill (musique), Larry Morey (paroles), Blanche Neige (Disney), ”Sifflez en travaillant” - Thelonious Monk, “Round about Midnight” - Georges van Parys, Belles de nuit (Film de René Clair), “Je te reverrai chaque nuit”

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4 novembre

CD, compte rendu critique. Coffret Brahms : complete orchestral music. Integrale de la musique pour orchestre. Riccardo Chailly, direction. Gewandhaus Orchester Leipzig. 7 cd Decca (2006-2014)

CD, compte rendu critique. Coffret Brahms : complete orchestral music. Integrale de la musique pour orchestre. Riccardo Chailly, direction. Gewandhaus Orchester Leipzig. 7 cd Decca (2006-2014). Enregistrée en plusieurs coffrets séparés selon le calendrier des enregistrements réalisés, cette intégrale Brahms par Riccardo Chailly prend forme en un coffret unique édité par Decca (7 cd). Avec sa récente intégrale Beethoven, Chailly impressionne par une ampleur du son, une puissance qui sait aussi préserver le détail et une certaine clarté ; tout est canalisé pour l’opulence d’un dramatisme brûlé qui compose dans une discographie une voie mediane, équilibrée qui s’affirme comme une référence jamais décevante. Soucieux de clarté et de lisibilité, le Brahms de Chailly sait trancher, caractériser sans épaisseur et cette surenchère produisant bien souvent une pâte déclamée, ampoulée, finalement indigeste. Chailly revient à l’architecture primitive et originelle du Brahms bâtisseur, prolongeant comme personne l’invention des formes depuis Beethoven. Comparé à ses premières lectures des Symphonies avec l’autre Gewandhaus (d’Amsterdam), le geste forgé et peu à peu sculpter à Leipzig, comme profitant de la révolution interprétative opérée sur Bach, a conçu une direction plus légère et transparente dont la sensibilité instrumentale régénérée, exalte les sens et fait la réussite par exemple du mouvement lent (Andante) du Concerto pour piano n°2 (1881, cd 7), de loin la lecture la plus intéressante, profitant aussi il est vrai de l’exceptionnelle Nelson Freire (Live de 2005). Directeur musical du Gewandhaus de Leipzig depuis 2005, Riccardo Chailly signe donc une intégrale qui malgré certains passages à vide, comporte des instants de grâce, comme suspendus, portés par cet idéal personnel de la lisibilité et de la clarté qui n’empêche ce que nous aimons tant chez Brahms, l’ivresse et l’extase tendre, jaillissement éperdu d’une innocence préservée, intacte malgré les blessures tues, les traumatismes (écouter ce même Andante et la place accordée au chant du violoncelle : un instant de grâce). L’intégrale Brahms de Chailly demeure une leçon de musicalité respectueuse, soucieuse d’articulation et de lisibilité… Vertus de la clarté allégée C’est un Brahms plus nerveux, et osons dire même audacieux au sens d’un Beethoven : les coups de timbales qui ouvrent la Première Symphonie ne signifient-ils pas voici l’aube d’un monde nouveau comme Beethoven le dit lui-même au terme de son propre cycle symphonique dans sa 9ème ? Chailly retrouve ainsi le Brahms moderne et on pas classique, celui expurgé de la tradition fin XIXè et mi XXème, hérité de ses meilleurs défenseurs Toscanini, Félix Weingartner. Brahms l’inventeur de formes nouvelles, capable de surprendre par un itinéraire harmonique et rythmique neuf, résolument improbable, Brahms le réformiste ; voilà le visage qui s’inscrit en lettres d’or sur le coffret Chailly : n’écoutez que le début et son développement de la Symphonie n°1 (vrai poco sostenuto des cordes et transparence légère pour plus de mordant et d’âpreté voire de lumière dans cet irrépressible allant tragique initial) pour comprendre les apports du geste dépoussiéré, allégé, nerveux, jamais surexpressif du chef italien. Sans perdre la puissance et le sentiment de la carrure colossale, le chef ajoute et soigne de bout en bout, le relief d’une lisibilité entre les pupitres qui reprécise la direction de l’architecture, les justes proportions entre les pupitres. La Symphonie n°3 dès le début peut ainsi compter sur une parfaite précision lisible des bois qui citent avec d’autant plus de vitalité, la référence aux motifs folkloriques si présents dans le tissu brahmsien. La construction globale, l’édifice de Symphonies en Symphonies dévoilent par un geste précis, affiné, des arêtes vives, des passages et des modénatures insoupçonnées (lissées ou expédiées par les chefs moins scrupuleux). Complément exaltants à la clarté architecturale des 4 Symphonies, les œuvres concertantes, pour violon ; pour violon et violoncelle, éclairent également un même souci d’élocution : le Concerto en ré (1879) s’impose évidemment parmi les meilleures réussites du coffret. C’est peu dire que le violon de Kavakos transcende le Concerto en ré (prise de 2013) par la finesse sans aucune emphase de son instrument. C’est droit, vif, précis, allégé lui aussi, dans la lumière et d’une clarté absolu (trilles aiguës inouies, d’une ciselure arachnéenne), exprimant la fusion, cet esprit d’effusion souple et tendre unissant orchestre et violon dans une seule et même caresse amoureuse : Leonidas Kavakos est Brahmsien comme Chailly : jamais dans la démonstration et la pure virtuosité, révélant des couleurs intérieures enfouies, intimes, pudiques d’une infinie douceur. Même incandescence et même entente partagées par les deux solistes du Double Concerto (live de 2008) : le violoncelle de Truls Mork et le violon de Vadim Repin, vif argents, d’une sobriété éprise d’élégance chambriste, toujours articulée et d’une subtilité d’accents… Les nouveaux réglages de Chailly se ressentent d’autant mieux dans une œuvre qui alterne de façon souvent vertigineuse les parties dévolues à tout l’orchestre et l’incise murmurée et plus ciselée du chant à deux voix. Chambriste et concertant, comme un Concerto grosso, la partition semble différente à tout ce qui fut joué jusque là. En s’appuyant sur la tradition brahmsienne de l’orchestre de Leipzig, songeons que l’orchestre a créé en 1859 le Premier Concerto pour piano, Riccardo Chailly peut sculpter une sonorité qui a sa base romantique des plus légitimes. En apportant un regard scrupuleux, veillant à la lisibilité des timbres comme des pupitres, le chef réussit son objectif : retrouver un Brahms plus incisif, plus transparent dont le souci de l’architecture et de la couleur se dévoilent magistralement. En somme Brahms était un moderne. Loin des clichés qui en font le suiveur conservateur et orthodoxe de Beethoven, résolument rival de Mahler à Vienne. L’histoire d’un Brahms dépoussiéré s’écrit maintenant grâce à son pionnier désormais incontournable, Riccardo Chailly. Tracklisting Intégrale pour orchestre de Brahms : CD1: Symphonie no. 1 op.68; Symphonie no. 3 op.90 CD2: Symphonie no. 2 op.73; Symphonie no. 4 op.98; version alternative du début de la Symphonie n°4 CD3: Ouverture tragique op.81; Intermezzo op.116 no. 4 (arr. Paul Klengel); Intermezzo op.117 no.1 (arr. Paul Klengel); Variations sur un Thème de Haydn op.56a; Liebeslieder-Walzer op.52; Andante, Symphonie no. 1 – première de la version originale; Academic Festival Overture op.80; Danses hongroises nos. 1, 3 & 10 CD4: Serenade no. 1 op.11; Serenade no. 2 op.16 CD5: Concerto pour violon op.77 [Leonidas Kavikos]; Concerto for Violin & Violoncelle op.102 [Vadim Repin, Truls Mörk] CD6: Concerto pour piano no. 1 op.15 [Nelson Freire] CD7: Concerto pour piano no.2 in B flat op.83 [Nelson Freire] Orchestre du Concertgebouw de Leipzig Leipzig Gewandhausorchester Riccardo Chailly, direction CD, compte rendu critique. Coffret Brahms : complete orchestral music. Integrale de la musique pour orchestre. Riccardo Chailly, direction. Gewandhaus Orchester Leipzig. 7 cd Decca 4788994 (2006-2014). Parution : mi octobre 2015.




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6 octobre

Vadim Repin à Aix-en-Provence

Nouvelle soirée événement au Grand Théâtre de Provence avec la venue de Vadim Repin accompagné du pianiste Andrei Korobeinikov . Si ce concert, aussi dense qu’éclectique, a réservé de beaux moments de musique et nous a permis d’entendre un violoniste hors norme, il a parfois manqué ce petit plus dans l’émotion pour nous transporter pleinement, ainsi qu’un partenaire qui puisse se hisser au niveau de son compatriote. La Sonate n° 1 pour violon et piano de Schnittke constitue un début de programme sévère en matière de sonorité pour le violon. On reconnaît l’influence de Chostakovitch dans cette œuvre au mysticisme teinté de noirceur et d’ironie. L’unité d’ensemble n’est pas ici véritablement perceptible. Les deux artistes semblent parfois jouer deux partitions juxtaposées. Écrite à l’origine pour flûte et piano, la Sonate n° 2 de Prokofiev met parfaitement en lumière l’aisance de Repin dans ce répertoire même si, par moments, on aurait attendu de sa part plus de corps dans l’expression du thème initial (« Moderato« ) ou les inflexions de l’ »Andante« . De son côté, Korobeinikov déroule un jeu massif dénué de douceur digitale. Les deux mouvements virtuoses trouvent néanmoins une variété homogène. Après la pause, les accents populaires du Prokofiev se prolongent avec Bartók et sa Rhapsodie n° 1. Repin use de sa virtuosité pour souligner les thèmes empruntés au folklore local, dont la czardas tzigane, connue pour son caractère festif. Puis, Korobenikov revient seul sur scène pour interpréter Brahms. Son jeu devient intériorisé et nuancé le temps du premier Capriccio. Malheureusement, ses choix de tempi, ses phrasés étirés ou déstructurés déçoivent. Ils perturbent la conduite du propos au point de brouiller les différents plans sonores, essentiels chez Brahms (Capriccio n° 5). Dans l’Intermezzo n° 1, l’expression en devient soudain pesante. Nous sommes entrainés dans les catacombes avant la fin de la première page. Le retour de Vadim Repin dans la Sonate n° 3 de Brahms permet de retrouver une douceur expressive. Son riche vibrato s’illustre à merveille dans un magnifique « Adagio » tout en finesse de part et d’autre. Le finale, généreux dans l’engagement physique, est également une réussite et fera oublier la retenue et les imprécisions de justesse du violoniste (« Allegro »). Deux bis enthousiasmants sont offerts au public. Tout d’abord, une Sérénade mexicaine menée avec une décontraction rafraichissante. Puis, les Danses populaires roumaines de Bartók, tel un voyage musical en Europe de l’Est qui résonne avec authenticité. Crédit photographique : Vadim Repin © Gela Megrelidze

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26 juin

Beethoven Neuvième symphonie, épisode 2 : Paavo Järvi à la Philharmonie

Au lendemain de l’exécution de cette même ultime symphonie beethovénienne à l’Opéra Bastille , l’Orchestre de Paris prenait le relais conduit par son chef Paavo Järvi offrant une prestation de haute volée dont on put, dans l’acoustique bien plus favorable de la Philharmonie, en percevoir clairement toutes les qualités. Mais avant cela on put entendre le Concerto pour violon n°2 de Chostakovitch repris par Philippe Aïche , un des deux premiers violons solo de l’orchestre, après le forfait de Vadim Repin. On ne sait si le violoniste avait cette œuvre dans les doigts depuis une semaine, un an ou toute sa vie, mais il s’y lança sans trembler avec une intensité qui fit plaisir à entendre d’autant qu’elle était accompagnée d’une belle maitrise instrumentale. Peut-être une star du violon y aurait mis ici où là plus de nuances ou d’intentions, Philippe Aïche a semblé y favoriser la constance et la cohérence du discours sur la fantaisie ou la prise de risque et il a sans doute eu raison. Avec son accompagnement « aux petits oignons » par un chef inspiré et un orchestre attentif, ce concerto fut une réussite. Le point d’orgue de la soirée resta quand même, et de loin, l’exécution de la Symphonie n°9 de Beethoven, d’un niveau d’accomplissement rarement atteint à ce point. Jouant avec une urgence constante, au point d’enchainer les mouvements presque sans pause ou, dans le finale, de lancer la « marche turque » alors que la résonance du grandiose point d’orgue ne s’était pas éteinte, le chef imprima, par ses tempos vifs, un allant et un rebond permanent, une énergie motrice sans relâche, ne sacrifiant jamais la lisibilité, les phrasés ou la couleur orchestrale, qui souvent s’assèche dans ces conditions, mais pas ce soir, réussissant à rester expressif et vivant, évitant là encore l’écueil de l’uniformité réductrice trop souvent entendue ailleurs. Le difficile premier mouvement trouva sous la baguette de Paavo Järvi une densité et une concentration sans faille, réussissant la gageure de préserver la progression du mouvement, ses épisodes successifs étant alors parfaitement amenés, en particulier le grand climax central qui, pour une fois, ne tombait pas du ciel. Cette capacité à ne rien sacrifier à l’hôtel de l’urgence et de la motricité fut la grande réussite de cette interprétation, d’un bout à l’autre, portée par un orchestre en grande forme qui suivit son chef comme un seul homme. Jusqu’au Prestissimo final facilement cafouilleur réussit ce soir comme rarement. Les forces chorales furent à la hauteur de la tâche, participant grandement à la glorieuse majesté du finale, y compris son quatuor teinté de stars. Même si notre sensibilité musicale nous porte volontiers vers des versions plus amples respirant plus profondément, on applaudit des deux mains à cette brillante exécution, sans doute ce que nous avons entendu de mieux dans ce style. Pour ses successeurs fraîchement nommés, Paavo Järvi vient de mettre la barre bien haute. Crédit photographique : Paavo Järvi © Tom McFarlane



Classique... mais pas has been

19 novembre

Vadim Repin : avoir un bon copain pianiste

Vadim Repin © Gela MegrelidzeINTERVIEW - Ce violoniste russe rejoint son ami Boris Berezovsky pour un programme en duo pour le festival l’Esprit du piano.  Pourquoi, quand il faut parler de piano, toujours interroger des pianistes ? Une fois n’est pas coutume, à l’occasion du Festival l’Esprit du piano, nous avons interrogé le grand violoniste russe Vadim Repin. Il vient à l’auditorium en duo avec son compatriote et ami Boris Berezovsky dans le cadre du festival l’Esprit du piano. Ils interpréteront la sonate de Debussy, un Divertimento de Stravinsky et la grande sonate pour violon et piano de Richard Strauss. Aimez-vous le piano ? Vadim Repin : oui, je l’ai même étudié longtemps dans ma ville natale en Sibérie. Les étudiants en musique, quelque soit l’instrument qu’il avait choisi, devaient obligatoirement suivre l’enseignement du piano. J’ai même donné un récital de piano pour l’examen final du cursus. J’ai fait un « vrai » programme avec la sonate « Pathétique » de Beethoven… ce fut mon premier et dernier récital au piano ! Avez-vous hésité entre violon et piano ? Pas une seconde : le violon était mon choix depuis tout petit. J’ai un respect énorme pour cet instrument mais je le trouve trop tempéré quand le violon est une voix. Et puis son inconvénient est qu’on ne sait pas exactement si c’est un instrument à cordes ou pas (rires). Regardez-vous la partition piano quand vous travaillez une œuvre en duo ? Bien sûr. Je connais même la partie piano par cœur. Alors seulement nous pouvons jouer ensemble c’est-à-dire engager un dialogue, une discussion entre nos deux instruments. Il n’y a pas « le » bon pianiste mais une personnalité, car tout se joue dans cette communication avec le partenaire. Il faut que nos battements de cœur soient les plus synchronisés possibles… Il faut trouver quelqu’un qui partage votre vision de la musique, vos sentiments et qui est prêt à développer ces idées musicales avec vous. Le pianiste n’est pas un « accompagnateur », il doit prendre l’initiative de proposer des choses. Boris est un taiseux, mais au piano il parle beaucoup ! Qui a choisi le programme, Boris ou vous ? Chacun a choisi quelques morceaux, parmi ses préférés. Le mien est la sonate de Debussy (l’unique sonate pour violon et piano du compositeur, ndlr). J’aime sa profondeur, son caractère introverti. Elle est à la fois très poétique et tragique. Boris a choisi la sonate de Richard Strauss qui est comme un concerto, avec ses trois mouvements, et qui aussi difficile pour le violon que pour le piano ! Quant au Divertimento de Stravinsky, nous le jouons ensemble depuis quinze ans… la première fois était à l’occasion d’une tournée en France. Le public le redemande ! Vous êtes tous les deux russes, ca facilite les choses ? Oui et non ! Oui car nous parlons la même langue mais ce n’est pas une véritable barrière. Je reste persuadé que la musique est la chose la plus internationale qui soit. La question de la culture importe, mais en tant que musiciens on la dépasse… il faut juste avoir assez de sensibilité. Mardi 18 novembre, 20 h, auditorium. 8 à 35 €. 05 56 00 85 95. Festival L’esprit du piano jusqu’au 21 novembre.

Carnets sur sol

26 septembre

[Pleyel] Svetlanov, Youssoupov, Chostakovitch — Repin, OPRF, Kuokman

De retour de ce concert intrigant. (Au passage, jamais vu Pleyel aussi vide : personne au second balcon, et pas grand monde à l'orchestre.) ¶ La musique de Svetlanov est généralement d'un postromantisme teinté de modernisme, très agréable et bien faite… mais dans cette Rhapsodie n°2, il se contente de ressasser un thème hébraïque à n'en plus finir, le faisant soigneusement passer d'un pupitre à l'autre, quasiment dans l'ordre, avant de finir par un prévisible tutti — comme un pastiche laborieux de Shéhérazade en mode Boléro. Pas passionnant. ¶ Le concerto pour violon de Youssoupov, commande de Repin pour le festival transsibérien de novossibirsk, part d'un concept… et reste un concept. Chaque mouvement introduit un type de musique du monde (chanson cyclique russe, musique irlandaise, raga, concert tzigane, jazz, postromantisme), accompagné par un orchestre qui reste fait de larges aplats beaucoup plus contemporains. Ce n'est pas moche, mais la variété des styles abordés conduit plutôt à produire des stéréotypes pour chacun : certes, on récole de jolies imitations de sitar, mais on trouve infiniment mieux chez les spécialistes comme musique irlandaise ou comme jazz symphonique. Ce serait très plaisant si ça ne durait pas 40 minutes, ce qui est déjà long dans l'absolu – et, faute de profondeur, peut devenir légèrement pénible. Repin se fond remarquablement dans chaque style avec un son très projeté, malgré ce timbre « tiré » caractéristique ; le moins qu'on puisse dire est que l'écriture de ce concerto ne met pas sa virtuosité en danger. ¶ La Cinquième Symphonie de Chostakovitch permettait de vérifier ce que je percevais déjà dans la première partie de Lio Kuokman, lauréat du concours Svetlanov en juin. Quelle ironie d'attribuer ce prix à un chef à la fois raide et un peu mou… certes, la gestique est claire (sans être expressive pour autant), mais il ne se passe à peu près rien. J'espérais beaucoup de Philharmonique de Radio-France, dont les cordes devaient faire merveille, en particulier dans le largo (très beau en effet) ; pourtant rien ne s'est vraiment produit : j'entendais un orchestre virtuose qui s'engageait, sans pour autant qu'une atmosphère spécifique se dégage de cette enveloppe un peu molle. À mon avis, vraiment un problème de chef. A propos de cette Cinquième, je reste fasciné par le décalage entre le principe de la musique soviétique et sa réalité concrète : quel homme du peuple peut adhérer à ces abstractions ? En plus, quel que soit le compositeur, même les plus officiels comme Khrennikov, les harmonies sont toujours « déceptives », empruntant soudainement des notes étrangères (donc très déstabilisant pour l'auditeur ingénu), et surtout la tonalité générale complètement déprimée. D'une certaine façon , le dodécaphonisme intellectuel petit-bourgeois décadent est bien plus hédoniste et détaché de la culture des élites — alors que chez les grands compositeurs soviétiques, on est sans cesse dans la subversion mélodique, rythmique, harmonique, de formes savantes du passé.

Musique classique et opéra par Classissima



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